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 Essai KTM RC8R 1195 – millésime 2009

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momo
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Messages : 272
Date d'inscription : 25/04/2009
Age : 57
Localisation : Knutange

MessageSujet: Essai KTM RC8R 1195 – millésime 2009   Jeu 4 Juin - 6:43

Essai réalisé lors d’une journée “Track 'N' Test” sur le circuit de Bresse.


La KTM RC8 est la première sportive de la marque autrichienne,
dévoilée en 2003 avec 990 cm3, déclinée en 2009 en version R : R pour
Racing. Cette version se distingue surtout de la RC8 originale par la
cylindrée de son twin LC8 à 75° portée à 1195 cm3 - contre 1148 cm3
pour la RC8 – portant la puissance à 170 chevaux contre 155.
Au-delà de la cylindrée et de la puissance, la RC8R gagne un
empattement plus long, un embrayage renforcé et une boite de
transmission optimisée censés améliorer la précision des passages de
vitesse. Côté look, la 'R' adopte un garde boue avant en carbone, des
traitements noirs anodisés et des jantes forgées Marchesini à dix
bâtons (contre des jantes moulées).

Découverte


La RC8R impressionne d’abord par ses lignes
saillantes, véritablement taillés à la serpe, en rupture totale avec
les lignes plus courbes des modèles nippons. Entre l’optique avant
verticale et l’arrière effilé, les lignes tendues accentuent
l’agressivité et l’aspect sportif du modèle, confortant un look unique
à cette superbike. On admire le bras oscillant en pièces d'alu moulés.
Dans sa robe tricolore, vêtue d’un noir mat, d’un cadre tubulaire
orange, d’une coque arrière et d’un sabot blanc, la RC8R se démarque de
la RC8 qui fait presque sobre à côté ! Même de près, la finition est
impeccable, à tous les niveaux.
Les réglages sont en
position piste : suspensions, position des cales pieds, de la selle, de
l'assiette au plus haut, la position est le plus possible sur l'avant
pour privilégier la maniabilité. La préparation de cette RC8R de série
(mais en version libre) - modèle démuni de ses clignotants,
rétroviseurs, support de plaque et cales pieds passagers – emmène
directement le pilote en pré-grille.

En selle


La
première impression à bord est presque confortable. La selle offre une
bonne assise avec une forme bien pensée et se révèle moins dure qu’elle
n’aurait pu le laisser supposer.
La position de conduite
est presque naturelle, surtout pour une sportive, sans appui trop
appuyé sur les poignets. Il est en plus possible de régler la position
de conduite à plusieurs niveaux : 4 positions pour les cales pieds, 2
pour la hauteur de selle, hauteur des poignées réglable, assiette
réglable via un axe excentrique sur l'amortisseur arrière...
Selle et assiette réglées au plus haut, la RC8R est par contre
relativement haute. Le pilote de 1m80 pourra à peine poser les pieds
par terre, même s’il est possible de gagner quelques centimètres par
des réglages sur la boucle arrière du cadre.

Contact


En
actionnant le contacteur, l’énorme tableau de bord s’illumine et
affiche toutes ses informations sous forme digitale, multiples, variées
et complètes même pour la piste (trop ?) : vitesse, régime moteur,
shift light (clignotant, puis fixe), température et un cadre spécial «
chrono » comptabilisant le nombre de tours effectués, le meilleur
temps, le dernier temps, la vitesse max.
Un bouton au guidon permet de changer de menu et un autre permet de déclencher le chrono à chaque passage de tour.
Démarreur… la RC8R fait buyamment entendre son énorme bicylindre ; un
son rauque remplit l’espace. Dans les tours, la sonorité se renforce et
émet un son rageur sans être pour autant trop puissant.
Si
la boite de la RC8R a été revue, elle manque de souplesse et présente
quelques faux points morts. Le point mort lui-même n’est pas toujours
facile à trouver.

En piste.


Les
premiers tours de roue sont "faciles". La RC8 se laisse conduire en
étant presque douce même sur les premiers rapports. Si les 170Cv sont
bien présents, ils restent encore faciles à doser.
Le
bicylindre en V monte en force jusqu'à 5000 tr/min. De 5000 à 8000
tr/min, le pilote s’accroche. Au-delà et jusqu’à 11000 tr/min, le
moteur pousse tellement fort qu'il donne l'impression de conduire une
machine de superbike... foudroyant ! Et pourtant, la RC8 se conduit au
doigt et à l'oeil, plongeant naturellement et se dirigeant du regard.
Elle ressort tout aussi facilement des virages, sans s’écarter de la
trajectoire, même lors des reprises musclées. La rigidité du cadre
treillis tubulaire chrome-mobylaine est ici impeccable et contribue à
proposer une machine précise et maniable.
Malgré l’amortisseur de direction, la RC8R laisse apparaître de légers guidonnages sur les fortes accélérations.

Freins


Avec
ses disques de 320 mm équipés d'étriers radiaux Brembo à quatre
pistons, le frein avant offre mordant et puissance, avec en plus un
feeling permettant de le doser facilement. Le tout se révèle rassurant
sur le sec comme sur le mouillé.
Le frein arrière malgré
sa petite taille de 220 mm et son étrier fixe à deux pistons est par
contre peu progressif et a tendance à bloquer la roue arrière très
facilement. L’énorme frein moteur de la RC8R contribue encore plus à ce
blocage arrière rapide de la roue arrière.

Pneumatiques


Montée
en série avec des Pirelli Supercorsa (quasi slick), la RC8R se montre
redoutable sur sol sec, collant vértablement à la piste.
Contrepartie pour ces Supercorsa, le comportement sur sol mouillé est
catastrophique : le pneu arrière part en glisse à la moindres rotation
de la poignée droite en sortie de courbe, pas de quoi rassurer le
pilote et oser prendre de l'angle.
Les machines des journées “Track 'N' Test” sont montées en Michelin 2CT.
Ces pneus, plus mixtes se sont montrés beaucoup plus rassurants dans
les conditions de l’essai (pluie/grêle/neige/soleil alternés).
Suspensions


Entièrement réglables à l'avant comme à l'arrière (précharge,
compression, détente, lente/rapide) les suspensions se montrent
extrêmement efficaces et les réglages 'piste' adaptés. De fait, les
suspensions n’offrent pas moins de 28 réglages possibles en détente et
32 réglages en compression.
Pratique


Un
tableau récapitulatif des réglages disponible sous la selle, indique
les différents points de réglages des suspensions pour différents
profils : confort, route, piste, duo.
Ce tableau facilite
grandement les réglages notamment pour le pilote qui ne perdra ainsi
pas de temps à tester toutes les combinaisons possibles. Le tout permet
d’adapter la machine aussi bien sur route mais surtout sur piste à
toutes les configurations possibles pour en extraire les meilleurs
réglages.

Confort


La
RC8R est pour une machine de cette catégorie presque confortable, grâce
notamment à des suspensions White Power très efficaces. La moto est en
plus moins exigeante qu'elle n'y parait et beaucoup plus facile que sa
concurrente Ducati. La machine se laisse guider sans surprise et ne
demande pas d'attention particulière. Même la position est presque
naturelle et entraîne moins de fatigue.
En ville la RC8 se
révélera par contre sûrement plus exigeante et fatigante car la machine
demande de jouer de l'embrayage sous 3000 tours et est incapable de
rouler sur le dernier rapport en-dessous de 70 km/h (voire 80 km/h).

Duo


La selle passager aurait pu être une option, mais ce n’est pas le cas.
La RC8 à contrario se passe de capot de selle et place la selle
passager directement sur la coque arrière, à la place des 2 bouchons
visibles, qui se retirent en actionnant un petit levier logé sous la
selle du conducteur.
Pratique


La
RC8R est clairement une moto de piste, dédaignant tout aspect pratique.
Aucun emplacement ne permet de loger le moindre antivol. La selle
pilote est peu pratique à ouvrir (la clef gène l’ouverture). La
béquille latérale est peu intuitive et demande de l’attention avant
d’être déplié.

Conclusion


Efficace,
et même presque confortable avec une position de conduite pas trop
radicale, la RC8R est une superbike hors normes accessible à – presque
– tout le monde… de part sa facilité de prise en main en comparaison de
ses possibilités et du budget nécessaire. Car si les prestations sont
largement à la hauteur du prix, il faudra tout de même débourser 20.590
euros pour s’offrir l’une des 27 machines en concession. Il faudra
surtout accepter de rouler sur route ouverte avec un bridage castrant
les 170 canassons d’origine. Et pour ceux tentés par le débridage
(illégal), il leur faudra être attentif pour exploiter les 12.3Nm de
couple et les 170 chevaux... impossibles à exploiter sur route
ouverte. Pour la piste, KTM propose un kit racing supplémentaire pour
quelques 3.000 euros en sus. De l’autre côté, il reste aussi la
possibilité au motard moins fortuné de se rabattre sur une « simple »
RC8 pour 4.000 euros de moins.
Disponible en un coloris unique / 3 pour la RC8 (Blanc/Orange/noir).

Points forts

  • puissance, couple moteur
  • sonorité
  • confort et position de conduite




Points faibles

  • prix (20.590€)
  • boite
  • un indicateur de rapport engagé aurait été le bienvenu





Concurrentes : Aprilia RSV 1000, Buell 1125R, Ducati 1198S
La fiche technique KTM RC8R 1195



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